Comment vivre avec un chien réactif ? Cet article vous donne des conseils pour comprendre votre chien réactif et l’aider dans son quotidien. Les chiens réactifs sont très fatigants et stressants pour leurs humains, tenez bon !
Contrairement à une idée reçue assez répandue, vous pouvez tout à fait dire bonjour à votre chien quand vous rentrez d’une absence ! C’est même recommandé.
En revanche, il faut rester mesuré : vous pouvez dire bonjour comme vous le feriez avec un autre membre de la famille, pas comme si vous étiez partis 15 ans sur une île déserte. Être trop démonstratif pourrait laisser croire à votre chien que votre retour est exceptionnel, alors qu’il s’agit d’un événement un peu banal en vérité, puisque vous serez toujours là pour lui. Il est particulièrement recommandé de ne pas en faire trop avec les chiens qui sont inquiets lors des séparations.
Je vous conseille de mettre un cadre lors de votre retour, surtout avec les chiots : les caresses se font au sol et pas avec le chien qui saute partout. Ce comportement pourra rapidement vous gêner s’il se reproduit avec des invités, des enfants ou des personnes âgées, ou encore si vous avez les bras chargés.
Dire bonjour à un chien inconnu
Oui les chiens sont mignons et on a envie de les toucher, mais l’envie n’est pas forcément réciproque. Dans la rue, en promenade, je conseille de laisser les chiens vaquer à leurs activités (renifler, observer, se reposer…). Si le chien vous trouve mignon et a envie de contacts, il viendra coller son flanc contre vous ou vous donnera un coup de museau (c’est encore plus mignon !).
Ma collègue de Ignorez-moi vous propose une petite vidéo avec le Mfec pour aborder un chien inconnu :
Se rendre au domicile d’un chien
Dans le cas spécifique où vous devez vous rendre dans une maison où il y a un chien, voici quelques conseils :
laissez le chien vous sentir puis s’éloigner avant de rentrer dans le domicile (c’est son signal que vous êtes bienvenu) ;
éviter de regarder dans les yeux ;
ne le caressez que s’il demande, généralement ce n’est pas au moment où il prend connaissance olfactivement avec vous car il peut à ce moment-là être un peu stressé.
Le mantrailing, « recherche de personnes disparues » en français, est utilisé professionnellement par les services de secours ou de police. Il est cependant tout à fait possible de le pratiquer comme loisir avec votre chien.
Qui peut pratiquer le mantrailing ?
Tous les chiens peuvent participer à cette activité, quel que soit l’âge, la race, ou les difficultés rencontrées au quotidien.
Les avantages
C’est une activité très stimulante mentalement pour le chien, qui doit se concentrer sur son odorat et prendre des décisions. Cela développe ses capacités de concentration et améliore sa confiance en lui, quand il se rend compte que nous ne pourrions pas retrouver la personne disparue sans lui !
L’activité demande également beaucoup de concentration à l’humain. Vous allez apprendre à décrypter votre chien et à lui faire confiance.
C’est un loisir qui, pratiqué sans friandise, développera la complicité de votre binôme.
Le record du monde de mantrailing
Les chiens de travail expérimentés sont surprenants : ils pourront retracer le trajet d’une personne plusieurs jours après son passage (17 jours pour le record !) et sur plusieurs kilomètres.
L’ouïe de nos chiens est plus sensible que la nôtre aux sons aigus, et est plus fine de manière générale, avec un seuil de la douleur situé à 90dB contre 120dB pour l’humain. Nos environnements bruyants peuvent les impacter !
La peur des sons forts et inhabituels
Certains chiens ont très peur des bruits tels que les coups de feu, les feux d’artifice, les bruits de travaux, l’orage… Cela peut leur causer de l’inquiétude, jusqu’à des crises de tremblements, vomissements, diarrhées, hyper-salivation… Un chien très effrayé par ces bruits peut essayer de s’enfuir ou de se cacher. Il redevient normal quelques temps après que le bruit ait cessé.
Dans des cas extrêmes, le chien peut commencer à avoir peur lorsque la situation lui rappelle ce qui s’était passé au moment du bruit inquiétant. Par exemple, s’il a peur de l’orage, il peut commencer à être stressé lorsque les nuages sont gris ou qu’il y a du vent, ou que vous mettez un imperméable.
La peur des sons inhabituels peut se soigner avec une habituation ou une désensibilisation. Ce sont des méthodes efficaces, du moment qu’on pense à continuer le travail de temps en temps pour maintenir les acquis.
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La peur des sons du quotidien
Une étude (1) a montré qu’un nombre important de chiens a peur de sons domestiques (micro-ondes, aspirateurs…). L’étude montre également que cette anxiété n’est pas prise au sérieux par les propriétaires de chiens, alors même qu’elle a de réels impacts sur la santé !
Si votre chien est anxieux à cause d’un bruit du quotidien, cela peut affecter son système immunitaire, et engendrer des comportements gênants liés au stress. Cela peut également impacter sa confiance envers l’humain, et dans les cas extrêmes, mener à l’abandon ou à l’euthanasie.
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Bruit et conséquences extra-auditives
Le bruit, s’il n’est pas effrayant pour le chien, n’est pas pour autant à négliger ! En effet, il est prouvé que le bruit a des conséquences sur la santé humaine (3). Il n’est pas encore démontré que de telles conséquences ne seraient pas également présentes chez le chien.
Les auteurs-rices d’une étude sur les effets de la pollution (2) conseillent de disposer des coussins ou des couvertures pour que les chiens puissent se protéger un peu les oreilles.
Il existe des casques anti-bruit pour chiens. Ils sont surtout utilisés pour les chiens qui travaillent dans des environnements bruyants. Dans certains cas, le port d’un tel casque pourra être recommandé pour aider votre chien à ne pas souffrir d’une situation inhabituelle.
Le volume sonore n’est pas le seul critère à prendre en compte. Il faut aussi réduire les temps d’expositions aux bruits, qu’ils soient forts ou pas. Un bruit moins fort mais auquel on est exposé longtemps est également une source de fatigue et de stress !
Après une activité bruyante comme une sortie en ville, le retour au calme sans musique à la maison peut être préférable pour favoriser un sommeil réparateur.
De 3 à 12 semaines, le chiot se «socialise». Il comprend qu’il est un chien et acquière les comportements de son espèce. Il peut aussi découvrir d’autres espèces et comprendre leurs codes sociaux.
Après cette période, le chien se «sociabilise», il recherche la compagnie des espèces avec lesquelles il a été socialisé.
De 3 à 12 semaines : la socialisation
Qu’est-ce que la socialisation ?
On accueille les chiots chez nous généralement à 8 semaines, après le sevrage alimentaire. Il reste alors très peu de temps pour le socialiser à d’autres espèces, si cela n’a pas été commencé avant. Il est à noter qu’entre 8 et 10 semaines le chiot vit une phase critique où un évènement unique pourra le traumatiser pour le restant de ses jours.
Si vous souhaitez faire vivre votre chien avec une autre espèce, je conseille de s’assurer qu’il y a été socialisé le plus tôt possible. Encore plus s’il s’agit d’espèces qu’il pourrait avoir envie de manger comme les poules ou les lapins. Passé 12 semaines, il ne sera probablement jamais capable de comprendre et d’accepter des espèces auxquelles il n’a pas été socialisé.
En termes d’interactions avec les autres chiens, c’est lors de ces 3 premiers mois qu’il apprendra la base du comportement canin. La qualité des interactions avec les chiens adultes est primordiale. Des contacts avec des chiens réactifs, eux-mêmes mal socialisés, ou qui proposent des comportements gênants, ne sont pas recommandés. En effet, le chiot les prendra comme modèles de ce qu’il doit être en tant que chien. Il sera alors très difficile, voire impossible de modifier ses comportements.
La socialisation avec les humains et le monde des humains doit aussi se faire pendant cette période ! Il doit découvrir différents humains, les objets, les sons, les odeurs du quotidien.
La socialisation du chiot par euxreka
L’école du chiot ?
Je déconseille de placer votre chiot dans une «école» du chiot. Si certains sont très bien conçues, la plupart ont les inconvénients suivants :
le contexte ne ressemble pas à ce que sera la vie de votre chien, il n’est pas réaliste ;
le chiot est entouré d’autres chiots, qui comme lui, apprennent encore. La présence d’un adulte qui sert de modèle n’est pas toujours garantie ! Or, sans adulte, ou si l’adulte n’est pas investi dans l’éducation des chiots, cela équivaut à peu près à laisser entre eux des enfants de maternelle. Il est probable qu’aucun apprentissage ne s’y fasse, et que certains chiots y subissent du harcèlement.
Pour socialiser un chiot, je conseille plutôt de l’emmener voir «la vraie vie». Vous pouvez sortir et l’emmener partout avec vous. Attention à respecter son besoin en sommeil (jusqu’à 20h chez les chiots !) et à ne pas trop le fatiguer. Cela pourrait être perçu comme de mauvaises expériences !
Qu’est-ce qui fait qu’un chien est plus sociable qu’un autre ?
La sociabilité de votre chien dépendra de plusieurs choses :
la qualité de sa socialisation ;
ses gènes ;
les expériences et rencontres qu’il fera au long de sa vie.
La sociabilité n’est pas un acquis, chaque chien doit continue à être sociabilisé, quelque soit son âge.
Le rôle de l’humain dans la sociabilisation
Pour sociabiliser votre chien, vous devrez lui proposer des rencontres et des situations qu’il va juger positives. La qualité est plus importante que la quantité !
Le parc canin
Je déconseille l’utilisation des parcs canins pour sociabiliser et/ou promener votre chien. En effet, le parc est un environnement clos, généralement de petite taille, qui ne répond pas du tout aux besoins d’exploration de votre chien.
Le parc présente des dangers en terme de sociabilisation : étant mal vécu par certains chiens qui se sentent à l’étroit ou qui s’ennuient, il est courant que des bagarres y surviennent. Les chiens préfèrent rencontrer des congénères en marchant plutôt que dans un espace réduit, où ils n’ont pas la place de communiquer (par exemple en décrivant des courbes pour se rencontrer, ou en s’éloignant s’ils n’ont pas envie de faire la rencontre).
La meilleure façon de sociabiliser votre chien adulte est la promenade et la «vraie vie».
Au sens de la loi, qu’est-ce qu’un chien «dangereux» ?
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