Décès de votre chien, que faire du corps ?
Que faire lorsque son chien meurt.
Que faire lorsque son chien meurt.
Mortelles pour nos compagnons, les cyanobactéries sont aussi appelées « algues bleues » en raison de leur couleur. On les trouve dans les eaux stagnantes.
Les aboiements ou hurlements sont l’un des comportements gênants les plus souvent rencontrés par les propriétaires de chiens. Comprendre pourquoi votre chien aboie est la première étape pour trouver une solution à ce problème.
La connaissance et l’observation de votre chien est essentielle pour comprendre pourquoi il aboie. Les sons sont-ils graves, aigus, courts, longs, combien y en a-t-il ? Ce sont autant d’éléments qui vous aideront à connaître l’émotion et l’intention de votre chien.
Pour devenir un expert du sujet, je vous encourage à lire le livre de Stanley Coren sur le sujet !
Presque tous les chiens aboient. C’est un comportement naturel.
Certaines races aboient plus souvent que d’autres, comme les chiens de garde, les spitz, les teckels ou les beagles (liste non exhaustive).
Certaines races n’aboient pas : les huskies ou les basenjis par exemple. Mais attention, cela ne veut pas dire qu’ils ne font pas de bruit, au contraire !
Votre comportementaliste pourra vous dire si les aboiements de votre chien sont excessifs et anormaux, ou s’il aboie simplement parce que c’est un chien.
Les chiens qui n’ont pas suffisamment de dépenses physiques ou intellectuelles peuvent aboyer parce qu’ils s’ennuient. Pour limiter les aboiements, il est essentiel de subvenir efficacement à tous les besoins de votre chien, en particulier par le biais de promenades.
Les aboiements de peur sont aigus. Le chien va aussi montrer sa peur par des signaux physiques : la queue entres les jambes, se cacher, saliver, montrer le blanc de l’œil…
Pour aider un chien qui a peur,vous devez être rassurants sans donner trop d’importance à ce qui l’effraie. Puis, il sera important pour son bien-être de faire un travail de fond (socialisation, désensibilisation…), éventuellement avec l’aide d’un comportementaliste.
Un chien réactif peut aboyer pour menacer un individu. Plus les aboiements sont graves, et plus le chien se veut menaçant. Si le risque de morsure est réel, il faudra, avant d’avoir terminé une rééducation, lui faire porter une muselière pour limiter le risque qu’il représente.
Si votre chien a des difficultés à gérer ses émotions, il peut aboyer car il est surexcité.
Dans un premier temps, il est utile de limiter tout ce qui va causer encore plus d’agitation : gestes brusques, cris… Puis, une fois le retour au calme obtenu, il faudra essayer de comprendre les causes de l’excitation excessive de votre chien.
Les crises de surexcitation ne sont pas forcément inquiétantes chez le jeune chien, elles ont tendance à passer à l’âge adulte.
Comment faire pour que votre chien arrête d’aboyer quand quelqu’un passe devant chez vous ? Votre chien, s’il n’est pas réactif, veut probablement juste vous alerter. Il s’arrêtera alors d’aboyer quand vous serez venus voir.
Si cela vous dérange beaucoup, vous pouvez installer des brise-vues pour être plus au calme.
Il se peut que vous ayez sans le vouloir récompensé les aboiements de votre chien. Il va ensuite reproduire ou exagérer le comportement pour se faire plaisir, ou parce qu’il croit que vous aimez cela.
Dans ce cas, il peut être un peu long de lui faire comprendre qu’il s’est trompé, mais rien n’est perdu ! Si vous avez du mal à voir ce qui, dans votre comportement, encourage votre chien à aboyer, le regard extérieur d’un comportementaliste pourra vous aider.
Stanley Coren : How to speak dog ;
https://www.researchgate.net/publication/26286322_Barking_and_mobbing
Comment faire pour bien choisir son futur compagnon ? Cet article vous donne les 9 conseils les plus importants pour adopter en tout sérénité.
Les chiens qui reniflent voient la vie en rose !
La réactivité chez le chien est acquise. Cela signifie qu’un chien ne nait pas réactif mais le devient au gré de ses expériences. On peut se retrouver pris dans un cercle vicieux où chaque sortie empire la réactivité. Mes conseils pour briser cette spirale !
On fait le point sur les épillets !
Faut-il ou ne faut-il pas jouer avec son chien ?
Savoir reconnaître les principales informations sur un pedigree est essentiel lorsque l’on veut acheter un chien de race. Nous vous détaillons ici les choses les plus importantes à vérifier avant le choisir votre chien.
Décembre 2019
Jour-3
Ma vie avec Nora commence un mercredi après-midi. J’ai pas mal de travail que j’aimerais bien finir avant les vacances de Noël mais je suis fatiguée. Petite pause. Repos. Procrastination. Netflix mais sans vraiment regarder, internet mais sans vrai objectif. Cela finit souvent par une petite visite sur le site de la SPA. Pour voir si tel ou tel à finalement été adopté, s’il y a des nouveaux. Un chien qui part, ça fait plaisir. Un chien qui reste, semaine après semaine, c’est injuste, triste. À force de les suivre, on les connaît bien.
Je sais. On l’a dit, on ne veut plus de chien. On en a déjà un et on avait pourtant dit qu’on n’en voulait plus. Après qu’on a perdu notre berger allemand emporté en quelques jours, par un cancer fulgurant. On a dit qu’émotionnellement on n’avait plus la force. On ne voulait plus s’imposer ça. C’est trop dur.
Et puis Darwin est arrivé pour les vacances et les vacances ont duré et finalement, petit à petit, on avait un nouveau chien. Enfin, pas tout à fait un chien, un husky.
Vous savez comme on dit, tel chien, tel maître. Et c’est vrai que je me reconnais un peu dans mes chiens, mais c’est surtout vrai que je reconnais très bien les autres dans leurs chiens ! Ma petite faiblesse ce sont les cockers spaniels. Je les appelle les chiens de la joie de vivre. Leur caractère enjoué et spontané, leur optimisme, leur spontanéité, il faut bien l’avouer, le contraire de moi. Mais peut-être qu’il y a une part de tout cela à laquelle j’aspire secrètement. Je me retrouve dans leur franchise et leur honnêteté cachée. Leurs bêtises nous font plus sourire que râler. On sait bien que c’est toujours notre faute et pas la leur, qu’ils ont juste fait ce qui était normal, saisir une opportunité.
J’ai eu toutes sortes de chiens, et je les ai tous aimés. Ils étaient tous très différents mais tous également de bons chiens.
Mon fils me demande comment ça se fait qu’on ait toujours des chiens sympas ? Je lui dit qu’on les choisit mais en fait c’est plutôt l’inverse et la plupart du temps à peine. Après y avoir pensé, la conclusion est que presque tous les chiens sont à priori de bons chiens, c’est à dire s’ils n’ont pas été cassés par les mauvais traitements et même dans ces cas là il reste quelque chose au fond d’eux qui peut revenir, quelque chose de bon, de la confiance. Cela peut prendre du temps, cela peut être fragile, cela peut ne pas être fiable, mais qui est à blâmer ? Chez nous les chiens sont calmes et gentils.
Mercredi après-midi, je fais une petite pause avant de me remettre au travail. Denis soudain me montre une photo sur le Facebook de la SPA.
Nora est une SOS. Tous les chiens abandonnés sont un peu dans cette situation de SOS mais certains se voient décerner l’appellation officielle. Pour mériter cette distinction, il suffit d’être un cas désespéré, vieux, malade, cassé. Mais surtout vieux et malade. Nora a dix ans, elle est obèse, elle boîte, elle a une conjonctivite chronique et une cataracte.
Nora à dix ans.
Et là tout s’enchaîne. Je dis On y va, il me répond oui. Cinq minutes plus tard, on est en route.
Je ne vais pas à la SPA comme on irait dans un magasin de jouets. Je déteste aller à la SPA, ça ne me fait pas plaisir, c’est au contraire une épreuve émotionnelle. Le bruit et surtout l’odeur. C’est comme se prendre des gifles de violence, c’est se confronter à la souffrance et à la cruauté ordinaire de l’humain.
On attend dans le froid, dans l’odeur de l’urine qui lève le cœur. On demande à voir Nora. Signe du destin, elle n’est pas déjà adoptée. Donc elle vient d’arriver, elle est à l’infirmerie, elle a une conjonctivite et un autre problème pas très clair. J’ai l’esprit un peu embué par les émotions. On dit banco et là il y a le petit rituel de la balade.
Nora. Nora est énorme. Nora est négligée. Nora a les yeux pleins de pus. Nora est désorientée et la SPA, comme pour moi, c’est trop pour elle. Nora est trop mignonne.
Nora a un aspect un peu négligé.
Il fait un temps plutôt couvert. Froid et humide. Mi-décembre. Tout est boueux, tout est mouillé. Nora est réticente mais on arrive cependant à lui faire faire un semblant de promenade le long du champ. Dans la tête il y a un tourbillon. Est-ce que vraiment je m’apprête à adopter un chien? Est-ce que c’est raisonnable? Est-ce que ce n’est pas encore Denis qui va se taper tout le boulot ? Mais est-ce que quand on dit qu’on ne veut plus de chien, on dit juste ce qu’on pense que l’autre veut entendre pour se convaincre que c’est ce que l’on pense ?
En me conduisant à la SPA, je sais bien que c’était déjà accepter l’éventualité d’une adoption.
La question doit être posée. Qu’est ce que tu en penses ? On saute ?
On est venu pour ça. Nora est mignonne. Elle nous plaît. On ne lui déplaît pas.
Adoptée.
Il faudra encore revenir avec Darwin pour être sûr de leur compatibilité.
Jour-2
Denis est allé faire les présentations avec Darwin. No problem. Si ce n’est qu’ils voulaient qu’il détache Darwin pour éviter qu’il devienne agressif. Nora doit voir le vétérinaire et être stérilisée. Ils appelleront pour prévenir quand on pourra venir la chercher. Accessoirement Denis prend les mensurations de la demoiselle pour qu’on puisse s’occuper de son trousseau.
Jour-1
Ils ont appelé. On pensait qu’il faudrait attendre une semaine et tout à coup c’est demain. On peut venir la chercher.
Accueillir un nouveau chien, c’est en premier lieu lire dans sa tête. Il faut se débarrasser de tout fantasme ou toute préconception sur ce qu’il devrait être car il faut tenir pour certain qu’il aura son propre idiosyncratisme. Il ne sera pas comme le chien qu’on a eu avant ni comme le chien qu’on a idéalisé. Il faut l’accepter. Je ne dis pas que c’est facile ou évident. C’est au contraire très difficile de dire au chien, voilà, je ne sais pas qui tu es, mais qui que tu sois, je veux te connaître, te soigner, et faire tout ce que je peux pour te donner la vie qui te rendra heureux.
Jour J samedi
Il nous faut
La bouffe n’est pas une urgence absolue, la SPA fournit un paquet de croquettes pour faire la transition.
Jour 2 dimanche
Au premier jour de Nora chez nous, on a déjà compris la vie qu’elle a vécu. Donc, le canapé, c’est dans ses habitudes, mais pas le lit. Les tapis pas trop, elle préfère les paniers. Elle est habituée à partager les encas de sa famille (c’est dur de résister à un cocker). En revanche, elle ne connaît pas la promenade, dix mètres et elle a déjà fait ce qu’elle avait à faire et tourné les talons. La cuisine est sa pièce préférée s’il y a un humain dedans.
La première promenade est un peu déroutante. Nora ne marche pas comme un cocker. Elle reste au pied. Un cocker normal, ça fourrage. Ça marche en zig zag, la truffe à terre, en trottinant à une dizaine de mètres. C’est la normalité pour sa race. Marcher au pied est contre sa nature. Non pas qu’il ne puisse apprendre à le faire. Il peut mais il faut lui laisser des moments de cocker.
Nora est obèse. Sur le coup, elle nous a semblé bien rondelette, un vrai petit tonneau et puis en quelques minutes on ne la voyait plus si ronde. Le problème n’est pas d’ordre esthétique, car elle porte bien ses rondeurs. L’inquiétude est plutôt d’ordre médical car le surpoids n’est bon ni pour sa boiterie ni pour sa cataracte ni pour son métabolisme. Nous sommes confiants qu’avec un apport contrôlé et une activité physique restaurée, son poids peut se rapprocher d’un poids sain. Elle pèse quand même 19,3 kilos, la route est longue. Elle a quand même bien du mal à monter sur le canapé sans aide. Quant aux escaliers, c’est un peu effrayant pour nous de se demander si le cul va pas passer par-dessus la tête. Sans compter les impacts sur les membres antérieurs dont celui qui est douloureux.
L’infection des yeux est plus ou moins sous contrôle grâce aux gouttes. On espère retarder la progression de la cataracte en supprimant les excès alimentaires, mais d’expérience nous savons que ce n’est pas un handicap insurmontable. Finalement, le chien voit surtout avec son nez.
La boiterie est intermittente et uniquement à froid. Elle n’empêche pas une activité normale et là encore on espère qu’une perte de poids arrangera la situation.
Comme chez les humains, la santé est un tout et les déséquilibres entraînent d’autres déséquilibres.
L’usure de l’âge est inexorable, on ne peut que l’accompagner.
Mais c’est vide !
Jour 6 vendredi
Nora a perdu 100g. En 4 jours. Pour perdre 5 kilos il faudra à ce train là deux cent jours ! Quand même. Le repos ce n’est pas non plus très favorable à la perte de poids mais il faut bien que le corps se répare et il y a des priorités.
Dans l’après-midi nous constatons que la boiterie a disparu. En route donc pour une petite balade, trois quatre kilomètres à la tombée du jour.
Nora est très enjouée. Elle fourre son nez partout et même elle court. On l’a changée ou quoi ?
Jour 7 samedi
Une semaine avec Nora.
Elle a déjà ses petites routines qui commencent à tourner.
Levé vers 6h puis petit tour de soulagement dans le jardin. 1mn.
(Arrivée de Darwin)
Retour à la maison, petit déjeuner. 1 min.
Câlins à volonté.
Gouttes dans les yeux (protecteur de la cornée). Les yeux n’ont pas coulé et ne sont plus rouges (mais toujours gris).
Sieste digestive sur le canapé.
Sans commentaire.
Jour 17 mercredi
Un cocker qui s’est bâfré avec du pain de hamburger brûlé. Quinze jours de régime soigneusement calculé, ruinés d’un coup.
Jour 18 jeudi
C’est pas mignon ça?
Jour 53 vendredi
Moment très significatif dans la relation qui se noue entre Nora et nous, sa curiosité l’ayant emberlificoté
dans une branche de rosier, elle se fige et attend. Elle n’aboie pas, n’appelle pas à l’aide, juste elle
attend, confiante qu’elle peut compter sur nous, que l’on fait attention à elle et qu’on va la sortir de là. Ce
qui évidemment se produit très rapidement, puisque nous avons tout de suite compris son langage
corporel.
Cette relation qui se renforce jour à jour à quelque chose de précieux car il ne peut pas y avoir de
mensonge avec un chien. Il vous voit pour ce que vous êtes. Il vous lit.
Petite récidive.
Jour 54 samedi
Le soleil brille, promenade exceptionnelle dans un cadre qui l’est tout autant. C’est comme d’emmener les enfants au parc d’attraction. Le bonheur de la découverte de lieux nouveaux, la stimulation de la découverte.
Il s’agit en fait d’une promenade que l’on fait quelquefois, qui est plus longue et qui ne comporte pas de lieux forestiers. Elle nous conduit également en bord de Seine dans un cadre sauvage avec des oies, des cygnes, des poules d’eau et des ragondins. Ça s’appelle parc tout en étant de fait une réserve semi-sauvage. On y croise rarement plus de deux ou trois personnes le matin.
Nora est entourée d’un halo de bonheur irradiant. Tout est une fête. Elle veut tout voir, tout sentir, tout explorer mais en nous surveillant du coin de l’œil. Après tout, il ne s’agirait pas de se perdre.
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